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Au travers des photos parfois insoutenables qui suivent, par métaphore, les animaux laissés pour morts, tués, broyés sur nos routes peuvent nous faire prendre conscience de l’excessive brutalité de nos sociétés occidentales libérales et industrielles.

En 1995 déjà, l’économiste Emile Jacquard accusait les maîtres du monde occidental d’« entraîner les individus dans une logique erronée et suicidaire ». Les remarquables écrits de Jean Ziegler, Rapporteur auprès des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, vont dans le même sens : nos sociétés occidentales, mercantiles à outrance où seuls priment l’avoir sur l’être sont des sociétés assassines.

Dans un autre style, Alain Souchon parle de nos sociétés qui « nous proposent d’avoir les quantités d’choses qui donnent envie d’autre chose » et qui « nous inflige des désirs qui nous affligent » (voir : « Foule sentimentale »).

Dans nos cruelles sociétés, les humains les plus robustes ne parviennent plus qu’à survivre et les plus faibles restent sur le bord des trottoirs ou encore pire, à l’instar de ces animaux photographiés, sont littéralement broyés par la machine infernale imposée par quelques puissants dont les fortunes abjectes ne seront jamais suffisantes.

Le Nord écrase le Sud de la planète avec une violence terrifiante. Au Nord, il en est de même : la brutalité sans nom de la machine économique «liquide» tous ceux qui ne participent pas à la logique du profit sans fin ni plafond de quelques uns.

Marche ou crève dans la plus grande violence : telle est la devise de la torture économique occidentale … à l’image de ces animaux «exécutés» par le «progrès».