Puissance tranquille, l’arbre a une vie d’une sagesse existentielle qui me fascine. C’est ainsi que je perçois chacun d’entre eux qu’ils soient seuls ou en communauté dans les forêts.
Ils sont là sans pourquoi, sans merci d’être, sans merci d’être beaux, parés de leur plus superbe feuillage en été ou bien dénudés en période hivernale. Dans tous les cas, ils se font souvent oublier en tant que témoins silencieux de l’absurde évolution de notre société. La dichotomie solidité-vulnérabilité permet aux arbres d’être finalement très proches des humains que nous sommes. Ces arbres reprennent une place principale et vitale pour combler notre regret intime et profond de la nature originelle perdue. Ils permettent d’abriter notre regard et notre âme et même de protéger les ébats des amoureux.