La référence à « L’Origine du Monde » de Courbet n’est pas étrangère au titre de cette série qui pourrait grandir à l’infini. Un hiver, la vision des arbres s’offrant à moi dans toute leur nudité hivernale est à l’origine d’une nouvelle perception de ce qu’est la beauté de la femme elle aussi dénudée. C’est pour moi un moment charnière qui amène la jonction que je ressens depuis longtemps entre l’arbre et l’être humain. Dans un premier temps, sur un niveau purement graphique, dans le monde de l’origine, je vois la femme, son pubis et ce trait sombre qui se dessine à la jonction de ses cuisses serrées l’une contre l’autre.